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Travaux Personnels Encadrés (TPE) - travaux de recherches de lycéen(ne)s sur le milieu carcéral

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Date : 20-03-2005

Exclusion, intégration : Est-il facile de réinsérer les anciens détenus dans la société française ?

Mise en ligne : 21 March 2005

Texte de l'article :

Jager Laure
Louis Marjorie
Petit Amandine
Vauthier Julie

Exclusion, intégration :
Est-il facile de réinsérer les anciens détenus dans la société française ?

Année scolaire : 2004 / 2005

La prison de nos jours est bien différente de celle de l’avant Seconde Guerre Mondiale. En effet depuis 1945 de nombreux changements ont été institués dans les prisons. En 1945 la réforme Amor impose une politique de resocialisation du condamné. Depuis cette date de nombreuses modifications ont suivi, permettant d’améliorer toujours plus les conditions de vie dans les prisons ainsi que l’accompagnement des détenus pendant et après la détention. De nos jours la réinsertion des détenus est devenue une préoccupation importante pour le gouvernement et les associations.
 En effet, la réinsertion des détenus a pour but de permettre à l’ancien détenu de reprendre une vie "normale" après sa sortie de prison, en le réintégrant dans la société.
 Nous allons ici nous demander s’il est facile ou non pour un ancien détenu de se réinséré dans la société française.
 D’une part, nous verrons que les détenus disposent d’un encadrement très favorable à leur réinsertion. Puis, d’autre part nous démontrerons que des facteurs défavorables à la réinsertion persistent.

I] L’aide aux détenus devrait conduire à une réinsertion efficace

 A) La préparation à la réinsertion en prison

 1. Y’a t’il des lois à l’origine de la préparation à la réinsertion des détenus ? Si oui, quelles sont-elles ?

De nombreuses lois sont à l’origine de la préparation à la réinsertion des détenus. Nous allons ici les répertorier :

- La loi du 22 juin 1987
Cette loi précise les missions du service pénitentiaire et vise à créer de nouveaux établissements pour réduire la surpopulation des prisons. L’article 1 : " Le service public pénitentiaire participe à l’exécution des décisions et sentences pénales et au maintien de la sécurité publique. Il favorise la réinsertion sociale des personnes confiées par l’autorité judiciaire. Il est organisé de manière à assurer l’individualisation des peines", précise que le service pénitentiaire doit aider les détenus à se réinsérer.
 
 - Les principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus , adoptés par l’Assemblée Générale le 14 décembre 1990, stipulent que les détenus ont le droit à la culture, à l’enseignement ainsi qu’aux activités sportives. Ils demandent également à ce que la réinsertion des détenus dans la société soit facilitée le plus possible, et notamment aider au mieux les détenus à trouver un emploi rémunéré.

- La loi Perben II , mise en vigueur le 1er octobre 2004. Le chapitre V de cette loi traite de la réinsertion professionnelle des détenus et impose que toutes les incarcérations doivent être gérées par les équipes des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) qui ont été créés par le décret du 13 avril 1999 et ont pour mission d’aider à la réinsertion des détenu ,de plus, ils essaient d’éviter le plus possible aux condamnés de passer leur temps en prison. Il se peut donc que ceux-ci travaillent toute la journée à l’extérieur et doivent rentrer dans la prison le soir.

- La commission des droits de l’homme, à adopté, le 11 mars 2004, les propositions issues d’une étude sur les droits de l’homme dans la prison. Une des lignes directrices de cette étude est que" la restauration du lien social et la préparation du condamné à un retour comme fonction essentielle du service pénitentiaire", c’est à dire que le service pénitentiaire devrait se focaliser plus sur la réinsertion des détenus et que cela devrait être une préoccupation majeure de ce service. Dans cette étude la commission rappelle l’existence d’autres lois :
 * Le 17 décembre 1998, le parlement européen, dans sa résolution, remarque qu’il y a encore trop peu d’activités professionnelles, d’éducation, culturelles et sportives, nécessaires à la réinsertion des détenus dans la société. Il demande donc aux Etats membres d’appliquer les règles pénitentiaires du Conseil de l’Europe, comme la participation au travail, l’enseignement, la formation, la culture...
 * Le 6 mars 2000, lors de la fin de la Commission Canivet ( c’est une commission d’enquête sur les prisons ), on reconnaît que, comme le service pénitentiaire doit aider à la réintégration du détenu, il doit aussi lui permettre de conserver ses droits.
 *Le 29 mars 2002, la convention interministérielle affirme : " L’enseignement correspond à un droit pour les personnes privées de liberté.", cela veut donc dire que le fait d’être emprisonné ne devrait pas empêcher les détenus d’avoir le droit à l’enseignement.
 *Le 9 décembre 2002, il y une séparation des cours pour les détenus mineurs et adultes ainsi qu’un projet de construction d’établissements pénitentiaires d’ici fin 2005 qui devraient conduire à de nombreuses créations de postes d’enseignants à plein temps.

Toutes ces lois sont donc là pour encadrer la préparation des détenus à leur réinsertion qui aura pour finalité leur réintégration dans la société. En plus, des institutions gouvernementales, des associations préparent également les détenus à leur réinsertion.

2. Des associations sont là pour aider les détenus à préparer leur future réinsertion, sont-elles nombreuses ?

Il existe différentes associations qui aident les détenus (lors de leur détention) à préparer leur future sortie. Nous pouvons regrouper celles-ci en trois catégories :
 
 -L’aide aux détenus dépendants, grâce à
*L’Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie (l’ANIT). Elle se charge de la prévention de la toxicomanie notamment grâce à des débats. Elle à une grande importance dans le milieu carcéral et elle travail en particulier avec des centres spécialisés pour les toxicomanes.
 *L’association Vie Libre et une association d’anciens alcooliques qui aide les détenus à sortir de leur dépendance et qui les prépare à une bonne réinsertion malgré leur handicap. Les membres de l’association assurent un suivi individuel des détenus et anciens détenus.

 -L’aide à la réinsertion grâce à l’enseignement :
 *Face grand Angoulème. Elle résulte d’un groupement d’entreprises (une trentaine environs). Son but est de lutter contre l’illettrisme.
 *Le Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées(GENEPI). Elle regroupe des étudiants qui donnent des cours aux détenus et leur permet aussi un accès à la culture. En 1999, l’association compte 850 membres qui interviennent en moyenne 3h par semaine.

 -L’aide à la resocialisation des détenus :
 *L’Association Nationale des Visiteurs de Prison (ANVP). Elle est composée de bénévoles qui prennent le temps de rencontrer les détenus et les réconforter. Ils peuvent également les aider à effectuer des démarches afin de préparer la sortie. Ces bénévoles sont une écoute.
 *Courrier de Bovet. Cette association à été fondée en 1950. Ses membres correspondent avec des détenus. Ils sont, comme les bénévoles de l’ANVP, une écoute et un soutien moral. En 1999, près de 1000 membres correspondaient avec 1300 détenus.
 *Fédération Relais-Enfants-Parents, cette association a pour but de maintenir le lien entre les enfants et leurs parents qui sont incarcérés. Elle apporte une motivation pour la future réinsertion, et les enfants, eux, savent que même si leur père ou leur mère n’est pas là, il ne les abandonne pas pour autant. L’association réalise différentes actions comme par exemple des accompagnements d’enfants au parloir ou des permanences éducatives.

 -L’aide financière :
*L’Association d’Aide aux Familles de Détenus et aux Détenus Libérés (l’AAFDDL). Cette association comporte un premier volet d’intervention à l’intérieur des Maisons d’Arrêt. En effet, cette association aide les détenus qui sont en maison d’arrêt et qui sont indigents (c’est à dire qu’ils ont moins de 45€ sur leur compte). L’association donne donc aux détenus indigents 30€ pour le mois servant à cantiner, c ’est à dire à améliorer leur quotidien en achetant par exemple du chocolat ou du tabac.

Il y a donc de nombreuses associations qui viennent en aide aux détenus pour préparer leur future réinsertion et elles semblent être efficaces. Nous verrons qu’il existe également des associations qui aident les détenus après leur sortie de prison.

3. Les détenus ont le droit à un enseignement scolaire, a des formations..... dans le but de sortir de prison avec des qualifications et donc avoir plus de chances de trouver un emploi stable.

 Afin de faciliter la réinsertion future des détenus, plusieurs possibilités s’ouvrent à eux. Ainsi, ils ont le choix de travailler, d’accéder à un enseignement qui va de l’alphabétisation jusqu’à l’enseignement universitaire, de suivre une formation professionnelle ou d’effectuer des activités sportives ou culturelles.

• Dans un premier temps, nous allons présenter l’organisation de l’enseignement.

La convention entre la Justice et l’Education nationale du 19 janvier 1995 stipule que« L’enseignement dispensé dans les établissements pénitentiaires correspond à un droit pour les personnes privées de liberté ». Cependant nous pouvons constater que l’accès à l’enseignement et inégalement répartie.

Article D452 : « L’enseignement primaire est assuré dans tous les établissements pénitentiaires.
Les condamnés qui ne savent pas lire, écrire ou calculer couramment doivent bénéficier de cet engagement. Les autres détenus peuvent u être admis sur leur demande.
Des cours spéciaux sont organisés pour les illettrés ainsi que pour ceux qui ne parlent ni n’écrivent la langue française.
Le règlement intérieur détermine les horaires et mes modalités de l’enseignement »
En théorie, tous les détenus qui souhaitent participer à un enseignement, dans le but de développer ou acquérir des connaissances qui seront amenées à faciliter leur réinsertion, en ont la possibilité et l’administration pénitentiaire à pour mission de leur faciliter l’accès à l’enseignement. Dans les salles de cours, le professeur est seul face à ses élèves, il n’y a aucun surveillant avec lui, mais les détenus savent que s’ils commettent une faute disciplinaire ils risquent d’aller en salle d’isolement pour une durée qui peut aller jusqu’à trois mois. C’est la commission de discipline qui prend la décision d’exclure un détenu de cour.
L’enseignement dans le milieu carcéral est organisé en coopération par les ministères de l’Education nationale et de la Justice. L’Education nationale assure l’entière responsabilité de l’enseignement cependant il existe quelques associations qui apportent leur coopération.
Lors de leur incarcération, les détenus subissent des tests afin de déterminer leur niveau de lecture. A l’heure actuelle, au sein du milieu pénitentiaire subsiste un fort pourcentage de détenus illettrés ou analphabètes qui s’élève à 21%, ces détenus sont considérés comme prioritaires car l’illettrisme est un important phénomène d’exclusion dans notre société. Ainsi ces détenus disposent d’un apprentissage de l’écriture et de la lecture dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme. Les autres détenus qui souhaitent accéder à cet enseignement en ont la possibilité sur leur demande.
Les détenus peuvent accéder aux formations secondaires et universitaires. Du fait de son caractère secondaire dans l’accès à l’enseignement, les détenus qui souhaitent y accéder ont souvent recours à un enseignement par correspondance.
Lorsque l’enseignement voulu par le détenu n’est dispensé ni dans son établissement pénitentiaire ni par correspondance il peut demander le transfert vers un établissement pénitentiaire plus apte à la semi-liberté dans le but qu’il puisse suivre la formation désirée. Cette possibilité ne s’offre qu’aux détenus de courtes peines ou en fin de peine.
Les détenus peuvent suivre des cours par correspondance. Dans ce cas, ils sont dans l’obligation d’effectuer tous les exercices mis en œuvre par ce moyen d’accès à l’éducation. De plus, ils sont dans l’obligation de couvrir les frais d’inscription de cet enseignement sauf en cas de conventions établies entre l’administration pénitentiaire et l’organisme de l’enseignement à distance.
Il existe deux structures de cours par correspondance qui s’exercent au sein des prisons. Tout d’abord, le Centre national d’enseignement distance (CNED). Il est sous la tutelle du ministère de l’Education national. Ces frais d’inscription peuvent être en partie pris en charge par l’administration pénitentiaire. L’enseignant local de formation a pour mission le suivi pédagogique des détenus ayant choisis ce mode d’enseignement ainsi que la prise en compte des inscriptions. Puis, l’association Auxilia, qui propose des cours par correspondance gratuits grâce à l’intervention d’un réseau de professeurs entièrement bénévoles. Ces derniers ont un statut de visiteurs de prison, ainsi ils ont la possibilité de rendre visite à leurs élèves.
Les détenus ont la possibilité de subir les épreuves des examens lorsque le service de l’enseignement a jugé que leur préparation est suffisante. L’établissement pénitentiaire doit être en priorité le lieu d’examen. Lorsque cela n’est pas possible, les candidats aux examens sont extraits et escortés jusqu’au lieu d’examen ou alors les détenus peuvent être amenés à bénéficier d’une permission de sortie dans le but de se rendre aux épreuves si leur situation pénale le permet. L’état de détention des détenus ne doit pas apparaître sur les diplômes délivrés.
Certains détenus méprisent la réinsertion éducative. Ils s’en moquent complètement, ils n’ont aucun projet mais ils assistent quand même aux cours, dans le but de ne pas passer ce temps dans leur cellule. En effet, tous les moyens sont bons pour passer un peu de temps à l’extérieure de celle-ci et « oublier » pendant quelque instant sa situation d’enfermement.

Nombre de détenus reçus aux différents examens de l’année 1999 et de l’année 2000

En 1999
Effectif total 3726
Certificat de formation générale (CFG) 1994
Unités de certificat professionnel 213
CAP ou brevet d’études professionnelles (BEP) 223
Brevet des collèges 229
Baccalauréat 59
Diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) 65
Diplôme de l’enseignement supérieur 36
Taux de réussite 76 %

En 2000
Effectif total 3521
Certificat de formation générale (CFG) 1883
Unités de certificat professionnel 167
CAP ou brevet d’études professionnelles (BEP) 175
Brevet des collèges 218
Baccalauréat 48
Diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) 86
Diplôme de l’enseignement supérieur 64
Taux de réussite 75%

Le tableau de comparaison des résultats aux examens des détenus à deux années successives ainsi que les deux graphiques correspondant au pourcentage de réussite dans les différents diplômes que les détenus ont possibilité de passer nous traduisent une certaine évolution de l’enseignement.
Cela peut paraître contradictoire, car le taux de réussite en 1999 était de 76% alors qu’il régresse très légèrement en 2000 pour être de 75%.Cependant il faut noter la hausse de la « qualification » des détenus. On peut ainsi voir, qu’en 1999 le pourcentage de détenus qui ont obtenu le baccalauréat où des diplômes supérieurs à ce niveau représentait 5% des détenus qui ont subi ces examens. En 2000, ce pourcentage s’élève à 7%. On assiste donc à une augmentation de 40% des détenus à avoir décrocher des diplômes très prisés dans le monde du travail.
De plus on peut remarquer, que le certificat de formation général et lui aussi en hausse puisqu’il est en augmentation de 14%.Quant aux unités de certificat professionnel, on peut constater une baisse de l’ordre de 25% en une année. L’acquisition d’un CAP ou d’un BEP est aussi en baisse, mais cette baisse est moins marquée que la précédente puisqu’elle n’est que de 12,5%.Le brevet des collèges ne subit aucune augmentation, ainsi qu’aucune baisse. Il reste dont stable et est obtenu par 8% des détenus qui passent un examen en fin d’année scolaire.
• Dans un deuxième temps, nous allons analyser les formations professionnelles.

Article D457 : Au sein des établissements pénitentiaires, toutes dispositions sont prises pour assurer la formation professionnelle des personnes incarcérées qui le souhaitent.
Le service pénitentiaire d’insertion et de probation détermine, en liaison avec les chefs des établissements auprès desquels il intervient, les actions de formation professionnelle au bénéfice des personnes placées sous la main de la justice.

Les formations professionnelles proposées font souvent parties du domaine des services ainsi que de celui du bâtiment. On les retrouve sous forme de stages modulaires, de formations à distance ou personnalisées.
En 1981, on assiste à la création, par un groupe de professionnel, de l’association « Faire » (formation et aide à la réinsertion). Elle a pour objectif principal de favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des anciens détenus. Cette association a notamment mis en œuvre des « chantiers école », qui permettent aux détenus de pratiquer des activités de formation théorique et professionnelle, qui ont pour but l’occupation d’un poste de travail concret lors de leur sortie de prison.
Ces formations peuvent s’effectuer par le biais de cours par correspondance, 1005 détenus étaient inscrits à la CNED (Centre national d’enseignement distance), 282 à l’association Auxillia, et 629 à d’autres associations d’enseignement à distance. Cela montre bien que peu de détenus ont accès à une formation professionnelle. En effet, il n’y a qu’environ 3 888 détenus sur un total de 50 000 qui ont la possibilité de suivre cette formation.
On peut ainsi noter une inégalité entre les prisons, due au manque de moyens en ce qui concerne les formations. Certaines prisons proposent tout un éventail de formation ainsi qu’accueillir un nombre important de personnes alors que d’autres ont un choix très restreint de formation. Du fait que le détenu n’a pas la possibilité de choisir le lieu où il souhaite être incarcéré, la loi citée précédemment n’est donc pas appliquée. Cependant, un détenu peut être transféré dans une autre prison, lorsque sa situation pénale le permet, afin de suivre la formation qu’il désire acquérir.
En 2000, 2 693 détenus bénéficiaient d’une formation professionnelle rémunérée.
La plus grande partie de celle-ci est financée à 61% par le ministère de l’emploi et de la solidarité, les 39% restant sont partagés entre des associations privées ou publiques ainsi que par les GRETA.

• Dans un troisième temps, des travaux leur sont proposés.

Article D102 : « Aucun genre de travail ne peut être adopté à titre définitif s’il n’a été préalablement autorisé par le directeur régional des services pénitentiaires.
L’organisation, les méthodes et lé rémunérations du travail doivent se rapprocher autant que possible de celles des activités professionnelles extérieures afin notamment de préparer les détenus aux conditions normales du travail libre »

Les détenus ont la possibilité d’exercer des petites tâches au sein de la maison d’arrêt tels que l’entretient du cadre de vie carcéral (nettoyage des cours, balayage des couloirs, poste de cuisiner ou encore sortir les poubelles), ce qui leur permet d’obtenir un peu d’argent. Ils gagnent dans les 120€ pour un travail hebdomadaire d’environ 40h00 à raison de 6h par jour et ont la possibilité de disposer gratuitement de la télévision.
Ces « emplois » ne sont pas proposés à n’importe qui, en effet il faut que le détenu qui les exerce soit digne de confiance car celui qui sort les poubelles pourrait être tenter de s’évader de la prison. Cependant, les offres de travail dans le milieu pénitentiaire sont très restreintes, tous les détenus n’ont pas la chance de pouvoir profiter de cet avantage.
À la maison d’arrêt d’Épinal, par exemple, il existe des ateliers de sous-traitance, c’est-à-dire que certaines entreprises passent des contrats avec la prison afin que les détenus effectuent des pièces fabriquées par l’entreprise. Cela est profitable aux entreprises car le travail en prison n’est pas fortement rémunéré ce qui permet aux entreprises de faire baisser leur coup de production.

Tout ceci permet au détenu de s’habituer avec le monde du travail en lui offrant une expérience professionnelle.
Il faut toute fois noter que le travail proposé aux détenus n’est pas très enrichissant il est répétitif mais cela permet au détenu d’acquérir certains réflexes concernant le travail tels qu’arriver à l’heure au travail ce qui inclus de se lever le matin, ainsi que d’obéir à un supérieur hiérarchique ce qui lui serra très utile lors de sa sortie lorsqu’un employeur lui offrira la chance de pouvoir travailler pour lui.

• Finalement, il faut noter qu’il existe d’autres facteurs qui permettent la réinsertion et qui, quant à elles, ne sont pas directement liées à la réinsertion professionnelle future mais qui permettent de la favoriser. Nous pouvons ainsi prendre l’exemple du sport et des activités culturelles.

Article D450 : « Les détenus doivent acquérir ou développer les connaissances qui leur seront nécessaire après leur libération en vue d’une meilleure adaptation sociale. »

- Nous allons voir le cas des activités socio culturelles :

Article D450 : « Des activités socio-culturelles sont organisées dans chaque établissement pénitentiaire. Elles ont pour objet de développer les moyens d’expressions, les connaissances et les aptitudes des détenus [...] »

En collaboration avec le ministère de la culture sont organisés au sein des prisons des activités culturelles qui ont pour but de permettre la consolidation des liens entre les détenus et les personnes qui sont extérieures au milieu pénitentiaire. De plus, cela permet l’apprentissage de règles de vie de la société comme le respect des autres. Ainsi à la prison d’Épinal, est organisé, tous les quinze jour une activité de ce type qui peut être sous la forme de projections de films, de conférences, ou encore de concert.
C’est le directeur du centre d’enseignement qui organise ces activités, ainsi, la mise en place d’animation dépend de son bon vouloir. 

- Enfin nous allons étudier les effets bénéfiques du sport sur la réinsertion future.

Elles permettent aux détenus de se « défouler », de se détendre, de penser à autre chose.
Cependant, elles représentent un intérêt beaucoup plus fort que cela. En effet, dans chaque sport, il existe tout un tas de règles auquel nous devons nous plier pour respecter le sport en lui-même. Ainsi les détenus sont soumis à ces règles, ce qui les habituera à obéir à des règles qui sont fixées telles que celles qui rencontreront lors de l’exercice de leur futur emploi.
De plus, la pratique d’un sport favorise la communication entre un groupe d’individu qui forme une équipe, on voit donc apparaître un esprit d’équipe ainsi qu’un esprit de compétition car au sein de la collectivité les individus vont s’organiser de façon à face à leurs adversaires. 
 La pratique d’activités permet aux détenus d’être à l’extérieur de leurs cellules de 8h15 à 17h, ces activités peuvent donc être les activités sportives, culturelles ou encore l’enseignement.
Malgré tout, certains détenus refusent toutes activités soit par choix, soit par contraintes émanant d’autres détenus les interdisant à pratiquer toutes sortes d’occupation. Cette situation peut s’observer à la prison de Metz Queuleu où le quartier des jeunes s’interdit la pratique d’activités, certains aimeraient y participer mais sous la contrainte d’un groupe dominant, ils sont obligés de s’en passer.
De ce fait ces détenus se coupent complètement du monde réel et sont amenés à créer un instinct animal, et s’inventent un langage qui leur est particulier.

B/ Des Moyens sont mit en œuvres pour aider les détenus à leur sortie de prison

• Quelques associations qui viennent en aide aux anciens détenus

Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réadaptation Sociale

Cette Fédération aide de nombreuses personnes à se réinsérer dans la société. En effet, avec ses 1300 établissements et services, dont la plupart sont des centres d’hébergement pour les anciens détenus, la fédération permet à 500 000 personnes d’obtenir de l’aide au niveau du logement, au niveau de l’éducation..... .

Vie libre

Cette association, aide une seule catégorie de détenus ; les détenus alcooliques. Elle intervient en prison, au niveau médical, mais également en dehors de la prison. En effet, en dehors de la prison, l’association Vie Libre, assure le suivi des anciens détenus, c’est-à-dire qu’elle s’assure que les anciens alcooliques ne re-sombrent pas dans l’alcool.

L’ARAPEJ

L’ARAPEJ signifie Association réflexion action et justice. Cette association a trois objectifs.
Tout d’abord, comme la fédération Nationale des associations d’accueil et de réadaptation sociale, elle crée des logements pour que les anciens détenus ne se retrouvent pas à la rue à leur sortie de prison, et les guide pour les aider à se réinsérer dans la société.
Cette association aide donc les anciens détenus, mais elle aide également leur famille afin de les conseiller puisque la réinsertion d’un proche après un séjour en prison n’est pas facile à gérer.
 Le troisième et dernier objectif de l’association ne concerne pas directement les détenus mais a pour but d’informer la société sur les conditions d’emprisonnement, sur les difficultés qu’éprouvent les détenus à se réinsérer, afin de peut-être changer le regarde des gens vis-à-vis des personnes sortant du milieu pénitencier

La J.E.T

La J.E.T signifie Jeunes en équipes de travail. Cette association à pour but de faire retrouver à l’ancien détenu les règles de la société, car certaines personne lorsqu’elles sortent de prison ne connaissent plus du tout les règles et doivent être encadré durant un certain temps. Elle les aide également à retrouver un emploi, à faire des stages, des formations afin qu’ils puissent trouver ou retrouver un emploi stable trouvent ou retrouvent un emploi stable.

L’entreprise de travail temporaire d’insertion

Ceci n’est pas une association, mais aide également les anciens détenus à se réinsérer dans la société. En effet, cette entreprise leur permet de faire des formations professionnelles et d’être embauché comme intérim, ce qui peut au final les mener à être embauché pour un emploi stable.

Les correspondants ANPE/Justice

Ses personnes aident des anciens détenus à retrouver un emploi. Les correspondants ANPE/Justice interviennent tout d’abord en prison en conseillant les détenus sur leur futur emploi.... Puis ils assurent ensuite le suivie des détenus libérés qui le désirent, afin que ceux-ci puissent bénéficier plus facilement de stages, de formation pour trouver par la suite un emploi rémunéré.

• Exemple de l’ « association d’aide aux familles de détenus et aux détenus libérés ».

Nous venons donc de voir cinq associations qui ont pour but d’aider les anciens détenus à retrouver une vie réglée, « normale », à retrouver un logement, une vie sociale. Nous allons désormais nous intéresser à « l’association d’aide aux familles de détenus et aux détenus libérés ». Nous avons pu voir précédemment que cette association à un premier volet d’intervention dans les maisons d’arrêt. Nous allons voir à présent qu’elle intervient de façon beaucoup plus importante lorsque les détenus sont libérés. L’association s’occupe des personnes les plus démunis, des indigents c’est-à-dire des anciens détenus qui ne possèdent pas plus de 45 euros sur leur compte. Les personnes qui travaillent dans cette association sont des bénévoles qui apportent tout d’abord une aide psychologique, puisqu’ils écoutent, sans poser de question sur ce qui concerne les raisons d’incarcération. La seule chose qu’ils demandent aux anciens détenus quand ceux-ci viennent les voir, est leur billet de sortie (de prison) pour empêcher que certaines personnes profitent de l’aide des bénévoles sans pour autant être un ancien détenu.
Autre qu’une aide psychologique, ceux-ci apportent leur aide à plusieurs niveaux :

• Tout d’abord, en ce qui concerne les papiers
Il arrive souvent que les papiers des détenus soient égarés pendant leur incarcération ce qui ne leur permet donc pas une bonne réinsertion dans la société. Effectivement, pour être embauché, la carte d’identité est indispensable. Les papiers jouent également une grande importance car si l’ancien détenu n’en a pas il ne peut pas bénéficier des repas du resto du cœur, qui demande en effet les papiers des personnes voulant profiter de leur aide. L’association fait donc toutes les démarches nécessaires pour permettre à l’ancien détenu d’avoir de nouveau des papiers, c’est-à-dire de retrouver son identité.
• Puis en ce qui concerne les logements
Lorsque les prisonniers sont libérés, soit ils ont leur famille pour les accueillir, ils ne se retrouvent donc pas à « la rue », soit ils n’ont nul par ou aller. Dans ce second cas, l’association va, de la même façon que pour les papiers, faire toutes les démarches pour trouver à l’ancien détenu un foyer d’accueil afin qu’il ne dorme pas dehors. La ville d’Épinal possède des logements d’urgences. Ainsi, si un ancien détenu se présente à l’association dans le but de trouver un hébergement, les bénévoles le mettrons en contact avec cet organisme qui lui proposera un logement de façon provisoire.
• Ensuite, au niveau financier
Comme nous l’avons précisé auparavant « l’association d’aide aux familles de détenus et aux détenus libérés » donne de l’argent aux détenus, mais nous pouvons voir qu’elle aide également financièrement les anciens détenus. Lorsque ceux-ci se rendent à l’association, les bénévoles peuvent en effet leur donner un peu d’argent, tel que 10 euros pour qu’ils puissent améliorer légèrement leur quotidien. L’association leur donne également des tickets service qui leur permettent de manger convenablement dans des grandes surfaces qui ont passé un contrat avec l’association, telles que Leclerc ou encore carrefour.
• Pour finir, au niveau professionnel
Lorsqu’une personne sort de prison, soit, « elle retrouve ça vie d’avant », retrouve son emploi d’avant la prison car son employeur accepte de la reprendre sans aucun problème, soit, comme une majorité des cas, elle se retrouve sans emploi, donc sans aucun salaire. L’association est donc également là, pour aider les anciens détenus à retrouver le plus rapidement possible une vie professionnelle qui favorise encore plus la réinsertion des individus dans la société. Elle va effectuer les démarches, prendre des rendez-vous pour les anciens prisonniers, va également s’assurer du suivi, c’est-à-dire qu’elle ne se contente pas seulement de prendre les rendez-vous avec des employeurs, mais va s’assurer que les anciens détenus vont bien au rendez-vous. Elle va essayer de leur trouver des stages pour se former et donc pouvoir répondre à un maximum de demandes de travail.

Nous avons donc pu constater que cette association est d’une grande efficacité car elle apporte son aide à plusieurs niveaux ; psychologique, financier, logements, travail..... . Elle est une interface entre les anciens détenus et toutes les autres associations, telles que les restos du cœur, le secours catholique..... elle les guide dans le but de retrouver une vie « normale », dans le but de leur réapprendre a vivre, même si elle sait très bien que beaucoup de détenus n’arriveront jamais à se réinsérer dans la société, et retourneront vite en prison, car ceux-ci ne se rendent pas compte qu’il y a des règles à respecter, et les contournent.

• Le financement de « l’association d’aide aux familles de détenus et aux détenus libérés »

Comme nous l’avons vu précédemment, il y a, à Epinal, « une association d’aide aux familles de détenus et aux détenus libérés ». Cette association qui regroupe plusieurs bénévoles, vient en aide aux détenus afin de faciliter leur réinsertion dans la société, en leur donnant de l’argent, en les aidant à trouver un emploi, un logement en les aidant également psychologiquement grâce à l’écoute que les bénévoles leur accorde.

 Nous allons alors nous demander, comment cette association est financée ? D’où provient l’argent qui leur permet d’aider les détenus libérés ?

Tout d’abord, une des aides la plus importante pour l’association est apportée par le ministère de la justice. En effet, le ministère de la justice tient beaucoup à l’aide des personnes indigentes c’est-à-dire des personnes qui n’ont aucune ressource financière ou très peu ( c’est-à-dire moins de 45 euros sur leur compte) . Il donne donc de l’argent à l’association pour que celle-ci puisse accomplir sa mission d’aide.
Ensuite, la ville d’Epinal aide l’association à différents niveaux :
- d’une part, Epinal fourni un local ou l’association peut recevoir les anciens détenus qui le souhaitent et effectuer tout ce qui est administratif.
- d’autre part, le conseil général d’Epinal lui donne une subvention afin qu’elle puisse subvenir aux besoins.
Puis, l’association comporte des adhérents, (environ 50 ) qui travaillent bénévolement, mais qui verse une cotisation annuelle. Cette cotisation va servir essentiellement à payer les frais de fonctionnement de l’association tels que le téléphone qui va servir par exemple à prendre des rendez-vous pour les anciens détenus qui recherchent un emploi, ou encore l’électricité qui permet par exemple à l’association de se servir d’ordinateurs.
Pour finir, il a également d’autres commune qui apportent une contribution financière telles que Chantraine ou encore les Forges.....etc......

II/ Mais il subsiste des facteurs défavorables

A. L’enfermement, L’état désastreux des prisons peut-être un frein à la réinsertion. En quoi ? des mesures sont-elles prises ?

Lorsqu’une personne va en prison, c’est qu’elle a commis un crime ou un d’interdit par la loi, tels qu’un vol, un crime....., elle est donc en rupture les règles de la société. Le fait que cette personne soit enfermée, la coupe encore plus du monde, l’éloigne de sa famille, de son travail ce qui n’arrangera alors pas du tout son comportement à sa sortie, bien au contraire. Les chiffres témoignent de cela, puisque, en effet 60% des anciens détenus rencontrent de nouveaux problèmes avec la justice et 40% retournent en prison dans les 5 ans suivant leur libération.
La coupure du monde est donc un obstacle considérable pour celui qui a déjà contourné les règles de la société, mais de plus, les conditions catastrophiques de certaines prisons ne font qu’empirer l’état des personnes qui y sont enfermé, c’est ce que nous allons désormais développer.

• L’état désastreux des prisons :

Tout d’abord, nous allons voir deux articles qui témoignent de l’état dans lequel les prisons doivent être.

« 1. Tous les détenus sont traités avec le respect du à la dignité et à la valeur inhérent à l’être humain. »
Principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus
(Adoptés par l’assemblée générale dans sa résolution 45/111 du 14 décembre 1990 cf. annexe)
Cet article stipule que chaque détenu doit être traité comme chaque être humain, quelque soient les raisons de son incarcération.
« Un lit individuel et une literie appropriée doivent être mis à la disposition de chaque détenu. Ils doivent être entretenus et renouvelés de manière à en assurer la propreté. Les draps et couvertures doivent être changés avant d’être utilisés par un autre détenu. Toutes les cellules des quartiers disciplinaires et d’isolement doivent être pourvues depuis 1997 de matelas et de traversins munis de housses ininflammables, de manière à prévenir les risques d’intoxication liés à la combustion en cas d’incendie. Les matelas doivent comporter deux housses, l’une inamovible, l’autre pouvant être retirée pour être lavée. »
Article D.356 du C.P.P., note DAP du 21 avril 1997
Cet article fait donc référence aux conditions d’hygiènes. Il stipule bien, que chaque détenu doit dormir sur son propre lit, qui doit être conforme aux règles de propreté.

 Nous allons constater que ces deux articles ne sont malheureusement pas appliqués dans certaines prisons.

Dans ces prisons, les détenus ne sont pas du tout respectés et parfois, sont considérés comme des animaux. En effet, le fait que des personnes soient entassées dans une toute petite cellule, ne fait que dégrader leur état psychologique, social...... .
 Nous pouvons prendre pour premier exemple les vingt prisons des départements de l’Ouest. En 2002 le nombre de place de ces établissements était au total de 4009, pourtant le nombre de détenus s’élevait à 4686. Avec un nombre important de récidives, une accélération de 70% du nombre de détenus, l’écart entre le nombre de place disponible pour accueillir les détenus et le nombre de détenus se creusent de plus en plus ce qui a des conséquences très importantes, telle que le fait que 70% des détenus vivent à plusieurs dans une cellule prévue pour seulement une personne. L’article (Article D.356 du C.P.P., note DAP du 21 avril 1997) que nous avons vu précédemment, qui stipule que chaque détenus doit avoir un lit, et de bonnes conditions d’hygiène n’est donc pas du tout respectés, car être à 4 dans une cellule de 9m² ne permet en effet pas une bonne hygiène, et un lit pour chacun étant donné que la cellule est trop petite. Certains sont donc contraints de partager leur lit, ou alors de dormir à même le sol, ce qui encourage encore plus leur haine contre la société. Pour deuxième exemple de surpopulation qui est encore plus alarmante, prenons la prison de Nancy. Dans cette prison, une cellule pour une personne peut comporter jusqu’à treize détenus ! De plus, dans ces cellules il peut aussi bien y avoir de des détenus ayant commis des fautes minimes mélangé avec des détenus qui ont quant à eux commis des fautes grave tels que des crimes, viols,etc. ce qui est source d’inhumanité, de grand nombre de suicide (en 2003, d’après le ministère de la justice le nombre de suicide s’élevait à120))
La surpopulation des prisons entraîne donc un manque d’effectif au niveau des surveillants, du personnel du service social, personnels techniques, personnels administratifs, personnel d’insertion et de probation..... Par exemple, pour 4696 détenus, les prisons des départements de l’ouest comptaient 1613 surveillants, et seulement 151 personnels d’insertion et de probation ce qui est vraiment peu par rapport au rôle que ceux-ci joue, qui est, rappelons le, un rôle important d’aide qui est accordé aux détenus qui le souhaitent, pour par exemple ne pas se retrouvé seul, sans logement à leur sortie de prison. Ces prisons ne comptaient également, que 44 personne du service social ce qui est également un nombre très faible, car ces personnes peuvent apporter entre autre une aide psychologique aux détenus, ce qui est alors relativement important.
Les règles d’hygiène, les droits qui sont accordés aux détenus ne sont donc pas respectés (puisque par exemple seulement 151 personnels d’insertion et de probation n’est pas suffisant pour que tout le monde en bénéficie), à cause de la surpopulation carcérale. Tous ces problèmes sont donc frein à la réinsertion, car la prison à pour but de resocialiser les individus, de les « remettrent » en accord avec les règles de la société, avec les lois, mais à cause de toutes ces mauvaises conditions, elle ne fait que développer encore plus la haine des détenus.
Mais il ne faut pas faire de cela une généralité, car certaines prisons répondent précisément à toutes les règles d’hygiènes, d’effectif.........
• Les mesures
Après avoir vu les conditions épouvantables dans lequel vivent les détenus, nous allons voir les 5 mesures qui devraient être prises pour améliorer les conditions de détentions.
La première mesure urgente serait d’augmenter le nombre de travailleurs sociaux du SPIP, l’idéal serait de faire doubler son effectif voire tripler, afin qu’ils puissent répondre à leur mission première qui est de s’occuper des détenus. Du fait qu’ils soient sous représentés, ils se livrent à des taches qui ne leur sont normalement pas destinées telle que la paperasserie.
La deuxième mesure, quant à elle, concerne les effectifs de détenus qui peuvent être accueillis dans chaque établissement. Ainsi, elle prévoit de ne pas mettre en détention un plus grand nombre de personne qu’il existe de place disponible dans le but de prévenir la surpopulation qui à des conséquences néfastes tant pour les surveillants que pour les détenus.
La troisième mesure à pour but d’utiliser l’enfermement dans des prisons uniquement pour les personnes qui représentent un risque réel pour la société, dans ce cas les personnes présentant des problèmes psychologiques doivent être, non pas incarcérées dans une prison mais dans un établissement spécialisé dans ce genre de pathologie. Elle prévoit aussi d’autres sanctions que l’emprisonnement pour les personnes liées au trafic ou à la consommation de produits illégaux, ainsi que pour les sans papier.
La quatrième mesure veut mettre en œuvre une formation plus renforcée des surveillants, qui pour l’instant est considérée comme inachevée et trop superficielle ce qui à une incidence négative sur les détenus qui auraient besoin d’un éducateur.
La cinquième mesure vise à prévenir la récidive, en créant de nouvelles mesures qui ont pour but de rendre le personnel judiciaire et pénitentiaire plus « humain » envers les détenus avec lesquels ils sont en contact.

B) Le regard négatif des gens

1. « Pensez-vous que les anciens détenus sont dangereux pour la société ? »

La question posée dans le forum de société ne peut pas faire l’objet d’un sondage puisque le nombre de personne qui a répondu n’est pas assez élevé, mais nous pouvons tout de même étudier leur réponse.
16 personnes ont répondu, en donnant leur avis personnel sur le sujet. Nous pouvons constater que sur ses 16 personnes, 50% sont pour la réinsertion des anciens détenus dans la société, pour eux, ils ne représentent en effet aucun danger. Par contre, 20% affirme que des détenus « remis » en libertés représentent un véritable danger pour la société. Dans ces 16 personnes deux sont partagés. En effet, leur réponse est négative pour les détenus qui ont commis de petites « choses » tels qu’un petit vol c’est-à-dire que pour elle ces petits « délinquants » ne représentent aucun danger pour la société, contrairement aux personnes qui on été mises en prison pour des crimes, des viols............

Prenons par exemple la réponse de Sandrine :
« Il faudrait qu’il y ait plus d’efforts fourni pour la réinsertion mais il faudrait que la vie déjà dans les prisons s’améliore, ce n’est pas normal que des prisonniers s’entassent à 4 dans une cellule prévu pour 3 avec un détenu qui dort par terre, ça ne fait que développer la haine. Je suis pour la réinsertion des voleurs, escrocs etc. Par contre, je ne pense pas que les auteurs de crimes sexuels peuvent être réinsérer, ce sont des malades. Pour les meurtres, c’est au cas par cas. Par contre, quand un détenu est réinséré, il ne faut pas venir l’embêter pour un oui ou un non ».
Sandrine fait donc partie des personnes qui sont partagés, c’est-à-dire qu’elle trouve tout à fait normal que « des voleurs, escrocs » soient réinsérés dans la société, car ils ne sont pas dangereux, mais ne laisse au contraire aucune chance au « auteurs de crimes sexuels ». Elle soulève bien le problème de la surpopulation des prisons en disant qu’une cellule prévue pour trois détenus peut en comporter quatre. Mais ce nombre est inférieur à la réalité car en effet à la prison de Nancy, une cellule prévue pour une seule personne peut en comporter treize !
Certaine personne avoue donc ressentir une certaine crainte quant à la libération de détenus, car un risque très important à la récidive subsiste toujours surtout concernant ceux qui ont été en prison pour délit, un crime très important.

La majorité des personnes (50%) ne craint pas du tout le retour à la liberté des détenus, car chacun à droit à une autre chance. Malgré cette pensé commune, nous pouvons partager cette moitié en deux groupes. Tout d’abord nous avons ceux qui pensent que la réinsertion des anciens détenus ne représentent aucun danger pour la société et est possible. Puis nous avons ensuite, ceux qui pensent que la réinsertion des anciens détenus dans la société ne représentent aucun danger mais qui est quasi-impossible.
Prenons alors la réponse de Catherine :
« [...] Bien sur que non, si un ex détenu est réinséré, il n‘est pas un danger pour la société ! Non mais ! lol
Et encore rappel : De nos jours sachez que pour une "broutille" vous pouvez faire un séjour en prison... non ? Ben si ! »
Catherine estime donc qu’un détenu peut se réinsérer qu’il ne représente aucun danger pour la société. Fédiver lui se place dans l’autre groupe ; celui qui comporte les personnes qui pense que les anciens détenus ne représenteraient aucun danger lorsqu’ils sont réinsérés mais que malheureusement il n’existe pas de réinsertion.
« Bonjour il n’y a pas de réinsertion des détenus. C’est un leurre.
Du moins, le pourcentage réel est tellement minus que ce n’est même pas la peine d’en parler. (De l’ordre du 0,0 quelque chose)
les individus emprisonnés le sont parce qu’ils sont en rupture de société. Le passage en cellule ne peut qu’aggraver leurs problèmes. » 
Puis, nous avons ceux, qui sont qui estime, qu’une détenus « remis » en liberté, et un véritable danger pour la société et ne devrait pas se faire aider (telle que des associations par exemple) pour retrouver une vie « normale ». Prenons alors la réponse de CHOQUEE :
« Dites-moi pour quelle broutille ? Ou bien encore ce que vous appelez broutille ? Parce que les prisons sont tellement pleines, que justement, il y a de plus en plus de délinquants dehors.
Et oui, nous n’avons plus de place pour s’occuper d’eux, les pauvres petits.
Pendant qu’on s’occupe des pauvres malheureux détenus ou ex détenus, des gens sont à la rue et dorment dehors par ces temps de grand froid. Et des gens, qui eux n’ont rien fait de mal.
Je pense qu’avant tout, on ferait bien de s’occuper de la misère de notre société qui est bien malade.
Les détenus et ex détenus devraient passer après !
CHOQUEE »
Pour lui, une personne qui a été en prison et qui est libéré ne mérite aucune chance. Il a transgressé les règles de la société, donc il ne mérite d’aide de personne. Il exprime très clairement ceci avec ironie ; « Pauvre petits... ».

Nous avons donc vu a travers ces réponses, que chacun a sa propre pensé, sa propre opinion sur la réinsertion des anciens détenus. Certains sont prêts à laisser une seconde chance à chaque anciens détenus, d’autres, seulement à certains anciens détenus, et d’autres encore, ne leur laissent aucune chance de se réinsérer, car ce ces personnes ont fait, et impardonnable selon eux.

2. Dès la sortie, ils sont fichés comme anciens détenus.

 Après la prison, leur statut d’ancien détenu leur colle à la peau, ils ont donc de grandes difficultés à se réinsérer. Beaucoup de facteurs bloquent leur réinsertion.
 
Les anciens détenus sont privés de certains :
• Il leur est interdit d’exercer certaines activités professionnelles, en effet dans la fonction publique, par exemple, il est impossible d’être embauché lorsqu’on est ancien détenu. Il est également impossible d’ouvrir un commerce.
• Ils n’ont plus le droit de voter, et donc ne peuvent pas participer à la vie politique.
• Les anciens détenus sont également privés de certains droits familiaux. Ils ne peuvent être tuteurs d’autres enfants que les leurs.

 De plus le casier judiciaire handicape les détenus. Celui ci est composé de 3 bulletins :
• Le premier ne peut être consulté que part la juridiction.
• Le second peut être consulté par les administrations et, bien souvent, lors d’embauche elles demandent un extrait du casier judiciaire.
• Le troisième ne peut être consulté que par les détenus.
Le fait qu’un extrait du casier judiciaire puisse être demandé lors d’embauches, handicape les anciens détenus. Il se peut qu’à qualifications égales et niveaux égaux, sur deux offreurs de travail, dont un ancien détenu, l’entreprise qui demande du travail embauche plus facilement la personne n’ayant jamais été en prison. Donc en plus des barrières juridiques les anciens détenus rencontrent des barrières sociales, psychologiques freinant leur réinsertion. On ne peut pas changer le regard des individus par une loi.

 Enfin, les individus sont encore trop étrangers aux prisons. Les administrations pénitentiaires essaient de plus ouvrir les prisons aux médias ce qui impliquerait un regard différent de la société sur ce monde qui leur est complètement étranger.

 Il est donc difficile, pour un ancien détenu, de se réinsérer car le regard des gens ne peut pas être dicté par une loi, il est donc difficile de lutter contre ce regard négatif. De plus les amis et la famille ne sont pas toujours présents pour soutenir les détenus.

 3. Beaucoup de détenus, à leur sortie de prison, ont perdu amis et famille, ce qui peut les pousser à récidiver.

 Il est vrai que très souvent une personne qui à été incarcéré durant un certain temps, se rend compte qu’au fur et à mesure du temps qu’il passe en détention, son cercle d’amis se rétrécis, voire disparaît. Il en va de même pour la famille. Différents facteurs sont à l’origine de ce phénomène.
 Premièrement, le fait qu’une personne ait un casier judiciaire contribue à ce qu’il soit moins bien vu qu’avant par la société, et par ses amis.
 La solitude des détenus, résulte aussi du fait que les permis de visite sont très longs à obtenir pour les époux de détenus mais il faut encore plus de temps pour leurs enfants et les amis. Ainsi ceux-ci finissent par ce lasser d’attendre et ne renouvellent plus leurs demandes. Etant donné la longue séparation, certains n’arrivent pas à rester unis et parfois les détenus, en plus d’être enfermés, doivent faire face à une séparation (divorce) et donc à une solitude encore plus grande.
 Tous ces facteurs peuvent entraîner le récidive. Effectivement, une personne qui perdrait les relations qu’elle avait avant peut penser que de toute façon elle est seule et qu’elle n’a plus rien à perdre. De plus, certains détenus sortent de prisons toxicomanes, s’ils n’ont personne pour les aider à remonter la pente il leur sera difficile de ne pas tomber dans le trafic. Ainsi ils peuvent récidiver et se retrouver à nouveau en prison, qui est un lieu auquel ils sont habitués. Notons qu’un détenu sur deux récidive dans les cinq ans.
Néanmoins, nous avons pu voir précédemment que certaines association sont là justement pour soutenir les détenus et maintenir le lien qui les unis à leur famille( la Fédération Relais Enfants- Parents, par exemple) pour limiter la solitude.

 Nous avons donc vu que dans la plupart des cas les détenus se retrouvent seuls en prison et à leur sortie, même si des associations tentent de les aider en vain, leur solitude peut être un frein à leur réinsertion dans la société.

Nous avons donc analysé tous les aspects de la réinsertion des anciens détenus ; puis nous en avons conclut que de nombreuses associations et institutions sont là pour les aider à préparer et mettre en oeuvre leur réinsertion, mais qu’il existait, malgré toute cette aide et cette solidarité, des facteurs défavorables persistant. Mais de nos jours ces freins à la réinsertion diminuent peu à peu.
 Néanmoins, il faudrait s’interroger sur le rôle de l’Etat dans cette mission de réinsertion. En effet, nous avons constaté que des lois et institutions étaient là pour aider les détenus, mais d’un autre côté il peut bloquer la réinsertion en privant les anciens détenus de certains droits, de plus les mesures qui sont prises sont bien souvent insuffisantes comme nous avons pu le constater également.

Nos sources :

http://www.commission-droits-homme.fr/travauxCncdh/droitsprison.html

http://www.amnistie.qc.ca/docs-refs/textes-internationaux/nations-unies/droit-homme-administration-justice/principe-fond-trait-detenus.htm

http://www.insee.fr/

http://www.prison.eu.org/

http://www.senat.fr/rap/l99-449/l99-449.html

http://prisons.free.fr/reinsertion.htm

http://www.vie-publique.fr/

http://www.justice.gouv.fr/

Entretien avec Mr Charousset professeur à la maison d’arrêt d’Epinal

Entretien avec la directrice de l’Association d’Aide aux Familles de Détenus et aux Détenus Libérés (AFDDL)

Documentation sur la prison :
" L’administration pénitentiaire en France " de 2001, du Ministère de la Justice

Annexes

Questions posées lors de notre rendez vous à l’association

Pendant leur incarcération :

- La durée de réinsertion dépend t-elle de la cause de leur incarcération ?
- Quels sont les moyens mis en œuvre pour informer les détenus qu’ils disposent de moyens pour leur réinsertion future ?
- Ont-il un suivi dans le milieu pénitentiaire ?
- Ont-ils la possibilité de suivre des formations visant à faciliter leur réinsertion professionnelle ?
- Disposent-ils d’une aide psychologique ?

A la sortie :
- Quels sont les moyens de la réinsertion ? (Financièrement, psychologiquement.... ?)
- Quels sont les organisations intervenant ?
- Comment se passe le jour de leur sortie ? Qui les prend en charge ? Qui les héberge ? Qui les aide au niveau financier ? Sont-ils laissés pour compte ?
- Le rôle de la famille est-il important ? (Leur réaction, le soutient, l’aide psychologique... ?)
- Quelles sont les possibilités de travail ? Peuvent-ils suivre des formations pour leur vie active ?

A quoi sert la réinsertion des détenus ? Et t-elle efficace ?
Protège-t-on vraiment la société en les réinsérant ?

Réponse reçu du site : www.prison.eu.org

Nous leur avons envoyé un message sur leur adresse email, pour recevoir des renseignements sur notre sujet : Est-il facile de réinsérer les anciens détenus dans la société française ?. Voici la réponse que nous avons eu :

Bonjour ,

Tout d’abord toutes nos félicitations pour avoir choisi ce problème de société aussi peu (et aussi mal) médiatisé que celui-ci et oh combien important !

Je ne saurais trop vous recommander de vous rendre à l’adresse de notre site où vous devriez trouver l’essentiel de ce que les jeunes étudiants demandent en général.

Adresse : http://prison.eu.org/article.php3?id_article=6111&var_recherche=TPE

Concernant la réinsertion des ancien(ne)s prisonnier(e)s - les femmes sont souvent oubliées et sont pourtant encore plus durement frappées par leur passage en détention -, de nombreux obstacles s’ouvrent à eux (elles) :

La sortie :
Avoir une liberté conditionnelle est déjà difficile bien cela fasse partie des aménagements de peine prévue par le loi. En effet, elle est basée d’abord sur une promesse d’embauche ferme pour le (la) prisonnier(e), et quand on connaît des périodes de chômage à l’extérieur, c’est évidemment encore plus compliqué de trouver un emploi depuis la prison. Mais même avec cette promesse, la libération conditionnelle dépend encore de la décision des juges d’application des peines (JAP)
Refus de conditionnelle :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=1506
Fin de conditionnelle :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=3692

Le logement : 
Malgré des structures d’accueil, la prison ayant trop souvent broyée les relations familiales, là aussi les sortant(e)s de prison rencontrent de grosses difficultés.

La famille :
Même lorsque le (la) prisonnier(e) a une famille, la sortie est difficile. Il faut réapprendre à vivre avec les autres, avec une société qui a changé...
Témoignage d’une épouse :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=3493

Que faire à sa sortie ?
Les sortant(e)s de prison doivent, dès leur sortie, faire toute une série de démarches administratives essentielles pour pouvoir se réinsérer. Ouvrir un compte bancaire, rouvrir leur numéro de sécurité sociale, s’inscrire à l’ANPE s’ils (elles) n’ont pas d’emplois etc... 
Bulletin détaillé :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=820

Réhabilitation
Ils doivent aussi faire face aux doubles peines qui suivent toutes condamnations : la plus connue le casier judiciaire qui vous prive de certains emplois, la perte des droits civique (droit de vote aux élections prud’homales pour un salariés), sociaux, familiaux, commerciaux (avoir une activité comme artisan)...
Texte sur la réhabilitation :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=82
Interdiction de vote :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=1414
Sélection à l’embauche : http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=2258

Mais la réinsertion commence avant tout en détention, Tant que la prison détruira les hommes et les femmes qui y font un séjour, ils (elles) ne pourront pas se réinsérer facilement. Or voici la réalité rencontrée par des prisonnier(e)s :
Projet professionnel empêché :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=3111
Lien familiaux empêchés :
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=2298

C’est la raison pour laquelle il faut protéger de manière absolue les liens familiaux, sans cela, il n’y aura jamais de « réinsertion » possible.

Pour joindre des prisonniers :
http://www.prison.eu.org/rubrique.php3 ?id_rubrique=114
Et d’anciens prisonniers qui acceptent de témoigner et répondront à vos demandes :
- Milko Paris milko@banpublic.org 06 60 17 33 42
sorti il y a 10 ans après 11 année de prison, fondateur de Ban public
http://www.prison.eu.org/article.php3 ?id_article=93
- Said-André Remli 02 54 03 14 71
sorti cet été après 20 ans de prison, fondateur du CARD
http://www.prison.eu.org/rubrique.php3 ?id_rubrique=61
N’hésitez pas à les contacter...

Nous sommes intéressés par votre dossier final, envoyez le nous pour que nous puissions le proposer aux autres étudiants pour une réflexion commune sur la prison et les problématiques que cela engendre.

POPULATION SOUS ECROU - Au 1er décembre 2004, l’effectif de
la population sous écrou est de 59 966 (métropole et outre-mer).
En excluant les 697 condamnés placés sous surveillance électronique
et les 280 condamnés placées à l’extérieur sans hébergement, on
obtient une densité carcérale de 58 989 pour 49 601 places
opérationnelles, soit 119 p. 100.

15 établissements ou quartiers ont une densité égale ou supérieure
à 200 p. 100., 44 ont une densité comprise entre 150 et 200, 70 entre
100 et 150.

L’effectif de la population sous écrou était de 59 741, il y un
an. En 12 mois, la proportion de prévenus est passée de 37,3% à 34,7%.
(Source : P.V.Tournier)

Bien cordialement
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BAN PUBLIC
Association pour la communication sur les prisons
et l’incarcération en Europe
http://prison.eu.org
------------------------------------------
dominique@banpublic.org

Principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus
Adoptés par l’Assemblée générale dans sa résolution 45/111 du 14 décembre 1990

1. Tous les détenus sont traités avec le respect dû à la dignité et à la valeur inhérentes à l’être humain.
2. Il ne sera fait aucune distinction fondée sur des raisons de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre, d’origine nationale ou sociale, de richesse, de naissance ou de situation.
3. Il est toutefois souhaitable de respecter les convictions religieuses et préceptes culturels du groupe auquel appartiennent les détenus, dans tous les cas où les conditions locales l’exigent.
4. Les prisons s’acquittent de leurs responsabilités en ce qui concerne la garde des détenus et la protection de la société contre la criminalité, conformément aux autres objectifs sociaux d’un Etat et aux responsabilités fondamentales qui lui incombent pour promouvoir le bien-être et l’épanouissement de tous les membres de la société.
5. Sauf pour ce qui est des limitations qui sont évidemment rendues nécessaires par leur incarcération, tous les détenus doivent continuer à jouir des droits de l’homme et des libertés fondamentales énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et, lorsque l’Etat concerné y est partie, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Protocole facultatif qui l’accompagne, ainsi que de tous les autres droits énoncés dans d’autres pactes des Nations Unies.
6. Tous les détenus ont le droit de participer à des activités culturelles et de bénéficier d’un enseignement visant au plein épanouissement de la personnalité humaine.
7. Des efforts tendant à l’abolition du régime cellulaire ou à la restriction du recours à cette peine doivent être entrepris et encouragés.
8. Il faut réunir les conditions qui permettent aux détenus de prendre un emploi utile et rémunéré, lequel facilitera leur réintégration sur le marché du travail du pays et leur permettra de contribuer à subvenir à leurs propres besoins financiers et à ceux de leur famille.
9. Les détenus ont accès aux services de santé existant dans le pays, sans discrimination aucune du fait de leur statut juridique.
10. Avec la participation et l’aide de la collectivité et des institutions sociales et en tenant dûment compte des intérêts des victimes, il faut instaurer un climat favorable à la réinsertion de l’ancien détenu dans la société dans les meilleures conditions possibles.
11. Les Principes ci-dessus sont appliqués de manière impartiale.

Sondage par Internet : « Pensez vous que les anciens détenus sont dangereux pour la société ? »

Catherine
Les surveillants de l AP ne peuvent pas la faire manque de moyens et des effectifs etc. etc. alors faut aller demander a Perben leur ministre :)
Je rappelle que leurs 2 missions professionnelles sont :
1 : surveiller
2 : réinsérer
Bien sur que non, si un ex détenu est réinsère il n est pas un danger pour la société ! Non mais ! lol
Et encore rappel : De nos jours sachez que pour une "broutille" vous pouvez faire un séjour en prison... non ? Ben si !
Catherine

Mermaid
Catherine, entièrement d’accord avec vous ! On ne peut même pas parler de "réinsertion" !!
Et comme vous le dites si bien on peut VRAIMENT aller en prison pour une broutille !! C est drôle : les gens ont du mal à le croire !! Cordialement

CHOQUEE
Dites-moi pour quelle broutille ? Ou bien encore ce que vous appelez broutille ? Parce que les prisons sont tellement pleines, que justement, il y a de plus en plus de délinquants dehors.
Et oui, nous n’avons plus de place pour s’occuper d’eux, les pauvres petits.
Pendant qu’on s’occuper des pauvres malheureux détenus ou ex détenus, des gens sont à la rue et dorment dehors par ces temps de grand froid. Et des gens, qui eux n’ont rien fait de mal.
Je pense qu’avant tout, on ferait bien de s’occuper de la misère de notre société qui est bien malade.
Les détenus et ex détenus devraient passer après !
CHOQUEE

GUS
Catherine a écrit
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Et encore rappel : de nos jours sachez que pour une "broutille" vous pouvez faire un séjour en prison... non ? Ben si !

Catherine
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Je reste assez perplexe sur cette affirmation, quand on sait que pour des multirécidivistes, il n’y a que des sanctions minimes, faute de place dans les prisons, "pour les broutilles", reste à savoir ce que vous entendez par ce mot...

Fédiver
Bonjour
il n’y a pas de réinsertion des détenus. c’est un leurre.
du moins, le pourcentage réel est tellement minus que ce n’est même pas la peine d’en parler. (de l’ordre du 0,0 quelque chose)
les individus emprisonnés le sont parce qu’ils sont en rupture de société. le passage en cellule ne peut qu’aggraver leurs problèmes.

gerard b
fédiver a écrit
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bonjour
il n’y a pas de réinsertion des détenus. C’est un leurre.
Du moins, le pourcentage réel est tellement minus que ce n’est même pas la peine d’en parler. (De l’ordre du 0,0 quelque chose)
les individus emprisonnés le sont parce qu’ils sont en rupture de société. le passage en cellule ne peut qu’aggraver leurs problèmes.
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cla ressemble à du bourrage de crâne demago. Quelles sont vos sources ?

Gus
OUI,pourquoi ? Parce qu’en prison, on trouve des gens qui n’ont rien à y faire, les toxicos,devraient être dans des centres de désintox, les tueurs, violeurs, délinquants sexuels, soignés ou lobotomisés, mais en tout cas pas en prison ; Cela ne fera qu’aggraver leur cas. Tant que l’on traitera les problèmes de cette manière, nous n’éviterons pas les récidives, et payer sa dette à la société, (ce que je lis souvent sur ce sujet) c’est une chose, ne plus
recommencer en est une autre.

barnabé
salut
Les détenus qui n’ont pas commis de crimes de sang, viols ou autres, peuvent être réinsérés.
Aucune pitié pour les pédophiles, les meurtriers en gal, les violeurs.
Les auteurs de petits larcins doivent être reprogrammés, rééduqués car souvent ils n’ont pas les bases.
Des centres spéciaux comme aux états unis rencontrent de bons résultats.
Les récidivistes doivent savoir qu’à un moment il n’y a plus d’alternative pour eux.
Une légère lobotomie serait indiquée dans ces cas là.

Neutre
Vous soulevez un problème complexe. Cependant, je peux vous résumer un point de vue perso. Plusieurs critères rentrent en jeu :
Le temps passé en prison.
La gravité du délit, crime...
L’état d’esprit du détenu à sa sortie.
Une expertise approfondie de son Etat mental est indispensable, suivie de tests.
Faire suivre un ou plusieurs stages.
Faire un essai pour une période déterminée.
Ensuite pourquoi pas : il faut donner une seconde chance à chaque être humain. J’ai dit,une.

André Rambert
Tout à fait d’accord avec l’analyse de Neutre. Une aide pour les amener à une amélioration de leur mental ne peut être que souhaitable.
Oui mais, si vous vous proposez pour une telle aide, et que, par bonheur pour vous, vous disposez de temps et de certaines capacités, vous êtes implacablement rejeté lorsque vous avez dépassé une limite d’âge, ô combien arbitraire ! Plus question après 66 ans d’être correspondant de détenus. Il paraît qu’il faut pouvoir s’inscrire dans la durée...
Comme dit le poète ; "qui de nous, des clartés de la voûte azurée, doit jouir le dernier...... est-il aucun moment qui vous puisse assurer d’un second seulement ?"
Et l’on se prive d’un gisement de bonnes volontés sans même vouloir tenter l’expérience. Ce ne serait peut-être pas la panacée mais pourquoi refuser ce qui ne pourrait aller que dans le sens d’un mieux ?

Finkster
LA réinsertion des anciens détenus, dis-tu ?
On a eu un exemple qui se passe de commentaires avec la libération de Patrick HENRY...
Même réinséré dans la société, un assassin portera toujours son étiquette d’assassin, idem pour un violeur, idem pour un voleur, idem pour un proxo et j’en passe et des pires.
Etant honnêtes et bosseurs, certains ont du mal à trouver du taf, à se payer un toit et à se nourrir correctement, y manquerait + que ça qu’un ancien taulard vienne lui prendre un taf !!!
Pour moi, c’est HORS DE QUESTION.

Bébert
Finkster : votre réponse est là : Patrick Henry est 1 (UNE) personne qui ne représente en rien les autres détenus libérés. Quelle étroitesse d’esprit de résumer le cas de plusieurs milliers de personnes par le cas d’une seule. Affligeant. L’étiquette, c’est vous qui la posez, parce que incapable de pousser plus loin votre réflexion.

sandrine
Il faudrait qu’il y ait plus d’efforts fourni pour la réinsertion mais il faudrait que la vie déjà dans les prisons s’améliore, ce n’est pas normal que des prisonniers s’entassent à 4 dans une cellule prévu pour 3 avec un détenu qui dort par terre, ça ne fait que développer la haine. Je suis pour la réinsertion des voleurs, escrocs etc. Par contre, je ne pense pas que les auteurs de crimes sexuels peuvent être réinsérer, ce sont des malades. Pour les meurtres, c’est au cas par cas. Par contre, quand un détenu est réinséré, il ne faut pas venir l’embêter pour un oui ou un non

MINOUCHE
Sandrine : Heureuse de voir que des gens réfléchissent avant de parler. Et ceux qui ont commis un accident de voiture, eux aussi sont irrécupérables ? Poser une question pertinente à propos des détenus c’est voir se déchaîner la haine et la stupidité.

Yuna
D’accord avec vous, Sandrine.
J’ai l’occasion d’échanger avec des prisonniers, étant prof bénévole pour ces personnes désirant poursuivre leurs études en prison, ce qui facilite ensuite leur réinsertion sociale, une fois libérés.
Je dois vous avouer que je suis effarée par tout ce que je lis ! Cela me semble à peine croyable qu’une telle situation perdure dans notre "douce France".
Des prisons surchargées avec des jeunes délinquants qui fréquentent des "durs", anciens expérimentés qui les mettent bien sûr "au parfum" et sont les premiers à leur refiler tous les tours et détours pour commettre des larcins voire pire !
Des cellules où cohabitent des détenus au caractère opposé ; mes élèves se plaignent tous de la promiscuité, de l’obligation d’être homos même s’ils ne le veulent pas ! J’en passe et des meilleurs.
Tous m’ont confié qu’en sortant, ils seraient bien mieux informés des "trucs" à faire ou à ne pas faire pour contourner la loi, pour ne pas se faire "piquer" etc.
Je les sens révoltés et je suis dépassée !
Que leur répondre ? Sinon d’étudier encore et encore, ce qui occupera leur esprit et les fera aussi peut-être réfléchir quant à la meilleure conduite à tenir, quand ils sortiront, s’ils ne veulent plus retourner en prison.

Amicalement,
Yuna

sandrine
Je pense aussi que pour certaines personnes, il faudrait trouver des peines autres que la prison, par exemple, les personnes qui ont des peines pour conduite en état d’ivresse, accidents de la route, etc, je ne pense pas que la prison est une influence sur leur comportement. Des prisonniers VIP comme B. Tapie, je les ferais bosser au profit de la société, ça nous coûterait moins cher. Selon une étude, de nombreux prisonniers devraient être en hôpital psychiatrie.

Forum mit sur Internet, sur un forum de société (sur wanadaoo) :
http://www.wanadoo.fr/bin/frame2.cgi?u=http%3A//forums.wanadoo.fr/new/forums.php%3Fidsection%3D1198

Témoignage de la femme d’un détenu

Mon homme a connu la prison il y a quelques années de cela.
Oh bien sûr ce n’était pas un ange, il a été incarcéré parce qu’il le "méritait", mais ce que je n’arrive toujours pas à comprendre c’est pourquoi il a toujours des barreaux dans sa tête ?
Pourquoi il demande la permission pour tout ?
Pourquoi il est claustrophobe ?
Pourquoi il en est ressorti toxicomane ?
Une nouvelle prison pour notre couple, deux ans pour le faire décrocher parce que fumer ça ne lui suffisait pas pour supporter les brimades d’un maton qui n’a pas supporter de se faire casser la gueule entre quatre yeux, deux ans à avoir peur,
- moi qui croyait que tout irait mieux quand il sortirait,
- moi qui croyait que la liberté le rendrait heureux,
- moi qui croyait que notre vie l’en sortirait...
L’amour, le sexe, la complicité, la vie n’est plus pareil !
Il est triste tout le temps, il est mort dedans et moi je meurs avec lui !
La petite fille qui venait le voir pour ses 45 minutes par semaine ne le reconnaît plus, elle a grandit la gamine de 18 ans qui croyait à la justice et aux droits de l’homme respectés dans son pays qu’elle portait aux nues dès qu’on parlait d’égalité !
 Pourquoi continue-t-il à payer une erreur de jeunesse ?
- Pourquoi l’a-t-on marqué au fer rouge ?
- Pourquoi tu ne me parles pas ?
- Pourquoi tu n’as plus envie de rien ?
Je t’aime Pierre, elle t’as pris, broyé, est-elle la plus forte ?
L’amour, la famille, les liens pourquoi brisent-ils tout ? Ils cassent et saccagent l’être humain !
Mettre en cage, pour quel résultat ?
Emilie

Différents graphiques sur le nombre de détenus